Interview exclusive : Mise en place du Collectif des AM francophones sur le plaidoyer International. Benj MBIYA TSHIMAKINDA, Directeur intérimaire des Programmes à l’ABEF-ND répond aux questions du Chargé de Communication sur la portée de la récente rencontre des Associations Membres de l’IPPF au Sénégal.

Benj MBIYA TSHIMAKINDA, Directeur intérimaire des Programmes à l’ABEF-ND répond aux questions du Chargé de Communication sur la portée de la récente rencontre des Associations Membres de l’IPPF au Sénégal.

ABEF-ND.ORG : Vous revenez d’une mission de service où vous avez participer avec le Chargé de Suivi-Evaluation de l’ABEF-ND au Senegal, à un forum international organisé par l’IPPF. Pouvez-vous nous en faire un bref résumé ?

 Benj MBIYA : D’abord c’est n’était pas un forum, c’était une rencontre de plaidoyer avec l’IPPF de la Région Afrique francophone pour essayer de voir comment discuter pour la mise en place d’un cadre commun, dans une situation de plaidoyer, poser des questions qui nous concerne.

Voilà, c’était vraiment les plaidoyers. Comment mettre ensemble tous les pays francophones de la Région Afrique IPPF ? pour discuter au tour de cette question importante de plaidoyer qui nous permet d’avancer, la problématique de la Santé Sexuelle.

ABEF-ND.ORG : Pourquoi l’IPPF promeut-il ce genre des rencontres avec ses Associations Membres périodiquement ?

Benj MBIYA : Je pense que l’idée c’est de favoriser un échange d’expérience entre différentes organisations. Chacune d’elles a son coté faible et son coté fort mais, le but étant de voir comment remonter les faiblesses des uns et des autres. C’est un peu ça la stratégie.

Mais particulièrement pour cette rencontre que nous venons d’avoir à Dakar, l’idée c’est vraiment de nous mettre en place une dynamique qui va permettre à tous les pays membres de la région d’avoir un langage commun pour un plaidoyer efficace qui sera favoriser dans toutes les AM de ces pays.

ABEF-ND.ORG : Quel a été l’apport de l’ABEF-ND dans ces assises importantes pour faire avancer la question des droits en Santé Sexuelle et Reproductif dans notre pays ?

Benj MBIYA :  Autant que d’autres AM, l’ABEF-ND a apporté aussi sa petite brique à cet édifice que nous pensons construire collégialement. Je donne un exemple, l’ABEF-ND c’est parmi les AM qui sont très avancées dans la domestication du protocole de Maputo.

Différemment des autres AM qui sont encore en train de tergiverser… pas tergiverser dans le sens de ne pas pouvoir, mais dans le sens de compter des actions qui sont caler par leurs Gouvernement par leur communauté et tout ça. Mais, l’ABEF-ND a atteint un niveau où dans le pays par exemple aujourd’hui, tu peux aller dans une clinique spécialisée et avoir accès aux services d’avortement sécurisé. Donc, c’est ne plus vraiment un problème dans toutes les communautés. C’est vrai qu’il Ya encore des communautés où il y a de petit souci mais, sur le plan estimatif on est très avancé. Mais aussi sur le plan accès, on est très avancé parce que nous avons un personnel formé et des cliniques qui offrent ces services là et c’est connu même dans la communauté. C’est vraiment un apport particulier de l’ABEF-ND. Il y a aussi le fait que nous avons mis en place un collectif de ces pays qui va porter toute l’action de plaidoyer à travers la région de l’Afrique francophone et nous avons apporter notre savoir dans la salle pour mettre en place le collectif qui sera pour la première année dirigé par le Sénégal qui été notre pays hôte.

ABEF-ND.ORG : A quoi l’Association de Membre de la RDC peut-elle s’attendre des conclusions de cette rencontre internationale ?

Benj MBIYA : Il faut souligner que déjà le fait de faire partie de ce collectif va nous permettre d’amplifier le plaidoyer autour du SSR. Doter des grands gains non seulement pour l’AM mais, pour toute la Société Civile. Les questions spécifiques de la Société Civile de la RDC seront adressées collectivement avec les autres AM. Il y aura cet appui et cette force là qui va s’ajouter à ce que nous faisons pour essayer de porte encore plus haut le plaidoyer que nous faisons déjà.

Jin & Alice