L’Association pour le Bien- être Familial /Naissances désirables, accompagné par la coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND), ont organisé une conférence sur le protocole de Maputo avec les étudiants de différentes universités de Kinshasa, le 18 aout 2022.

En effet, plusieurs adolescentes et jeunes filles ainsi que femmes en RDC, meurent des complications d’avortements clandestins par manque de la mise en pratique effective des lois. Maitre Arthur   expert Juridique au ministère du genre explique.

« Lorsqu’ on parle du protocole de MAPUTO, le monde pense à l’encouragement des avortements clandestins. Alors que, cette loi met en exergue la promotion des droits de la femme. Actuellement, aucune loi ne protège la femme en dehors de ce protocole de promotion de droits de la femme qui est un instrument juridique, qui garantit le bienêtre de la femme. Donc dans cette conférence nous avons choisi de parler de protocole MAPUTO, parce qu’il constitue l’un de premier cadre juridique pour la protection des droits et des libertés des jeunes filles ».

Les jeunes   dans les milieux scolaires et universitaires, sont victimes des grossesses non désirées. Un spécialiste en matière de santé de reproduction donne quelques statistiques mondiales, en Afrique dont la République Démocratique du Congo est le troisième contributeur en mortalité maternelle.

 « Chaque minute dans le monde, 380 femmes tombent enceinte. Parmi elles ,190 ont des grossesses non désirées, 40 femmes subissent un avortement clandestin et une en meurt. A ces statistiques, un grand pourcentage revient en Afrique subsaharienne dont la RDC représente plus de 27%. La ’où les lois sont favorables à l’avortement, il y a peu des gens qui meurent. Donc, les continents ou pays qui mettent les lois en vigueur, présentent un faible pourcentage par rapport aux autres ».

Landry MAZANI est étudiante à l’Université William Booth, parmi les bénéficiaires de la conférence, explique sa satisfaction.

« La plupart des personnes ont la face négative sur Maputo, certaines disent que cette charte favorise des avortements clandestins, et pourtant ce qui n’est pas le cas. Après cette conférence, vous avons retenu que, ce que le protocole MAPUTO protège Les droits de la femme, elle garantit les lois liées elles. Et par rapport à l’ampleur de l’avortement en tant qu’étudiante j’ai compris que les jeunes filles et femmes font les avortements criminels, qui créent à la longue des conséquences néfastes telles que : la stérilité, infections voire même la mort. Vu l’importance de cette rencontre, nous serons porteuses de ce message auprès de tous les étudiants et partout dans les différents milieux ».

Reagan TALIYE est étudiant à l’Université de Kinshasa en D1 biomédical, remercie l’ABEF-ND et donne les évènements qui ont contribués à sa formation sur le protocole de MAPUTO après la conférence.

« A travers cette conférence, je remercie ABEF-ND pour l’organisation et merci aux intervenants pour l’interprétation du protocole de Maputo, j’ai ajouté une connaissance de pourquoi il a été appelé Maputo. Parce que la charte a été signé au Mozambique dans la capitale de Mozambique qui est Maputo. Et ce qui m’a encore plus intéressé de cette conférence, la mise au point des avortements clandestins qui se font dans les milieux universitaires. En tant qu’étudiant, nous connaissons les amies filles qui ont arrêté leurs études à cause des grossesses non désirées. Alors je crois que l’idée est vraiment bonne pour éviter ces genres de choses. En tout cas ce que j’ai retenu, et de dire à tout le monde, lorsqu’il y a   un problème lié à la grossesse de ne plus hésiter à venir chercher l’ABEF-ND pour les orientations ».

Pour rappel, le protocole Maputo qui a fait objet de cette conférence organisée par l’ABEF-ND avec les étudiant (e)s de différentes universités de Kinshasa, est un protocole à la charte africaine, des droits de l’homme et peuples relatif aux droits de la femme, des jeunes filles, des hommes genrés, ainsi qu’aux hommes qui ont la masculinité positive voulant en faire l’usage.  Ce protocole garantie de manière spécifique, en son article 14, le droit à la santé et le contrôle des fonctions de reproduction.


Dr Delphin Katchelewa
Coordonnateur communication ABEF-ND

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